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liz davidson artist
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Née à Montréal en 1949, Liz a grandi à Toronto et fréquenté le Ontario College of Art, où elle a obtenu son diplôme en sculpture en 1971. L’année suivante, elle suit sa famille qui revient au Québec et s’inscrit à un programme de maîtrise en beaux-arts à l’Université Sir George Williams (maintenant Université Concordia). En amour avec un collègue artiste, le peintre John Ballantyne, elle déménage dans les Cantons-de-l’Est en 1973, où elle vit depuis lors dans une petite ville, dans une petite maison avec de grands studios et un grand jardin.

Pour gagner sa vie, elle crée une ligne de vêtements « unique en son genre » durant les années 80, qui lui vaudra des prix pour la couleur et l’innovation. Ce travail de design s’avère une merveilleuse école de formation dans le domaine de la couleur, de la texture et de la forme. Mais en 1990, il est temps pour elle de revenir à ses premières amours, la sculpture. Ses œuvres sont tout d’abord enjouées et fantaisistes, avant d’évoluer progressivement vers des thématiques plus profondes et plus sombres. La tuerie de Polytechnique à Montréal en 1989 affecte profondément Liz et, à compter de 1995, elle expose une œuvre fortement féministe « Pour Sophia… le christ femme » et approfondit cette installation en une performance intitulée « Le chant des pierres ». L’art de l’imprimerie dans toutes ses différentes formes devient l’un des fils conducteurs de l’œuvre de Liz: sérigraphie, photocopie, photographie, poésie, dessin, livres; le papier lui-même, utilisé comme matériau dans une première série de moulages de corps translucides, « Au delà des limites », est maintenant devenu une voix dominante. Voulant que ses images bougent, elle a recours à la vidéo qu’elle utilise comme un autre instrument pour que ses images se meuvent, se reforment, se regroupent, se figent et deviennent quelque chose d’autre, d’imprévu ou de vaguement envisagé («Quand j’étais endormie, Résurrection, Élégie… pour les arbres »). Toutes ces œuvres sont réunies dans son exposition présentée au Musée des beaux-arts de Sherbrooke, sous le titre « Le corps révélant le tendre de la vérité ».

Son œuvre n’est ni linéaire, ni conceptuelle, mais plutôt instinctive et intérieure, dans la tradition romantique. Ce qui lui permet de réunir toutes ces choses qui lui tiennent le plus à cœur, les mots, les sons, la voix, les arbres, l’eau, les pierres, la couleur et les corps. Un rassemblement, un collage, une entièreté, et en même temps un effeuillage, un laissez-aller du superflu, de ce qui n’est plus nécessaire. D’une certaine manière, l’œuvre de Liz est une métaphore de nos vies, à propos d’espoir et de désespoir et de trouver un nid pour chacun, à propos d’être assez humain, assez ouvert et assez vulnérable et assez courageux pour vivre non seulement avec la lumière, mais aussi avec l’ombre. Finalement, en bout de ligne, à propos de devenir humain.

© liz davidson 2006-08 tous droits réservés

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